Je suis en train d'écouter de l'Adam Cohen. Ça cache quelque chose... Ou plutôt ça révèle quelque chose de caché. C'est un peu l'histoire de ma vie. Observez, je suis chez moi ici, cet espace blog est le mien et je me suis arrangée pour que personne ne le visite et que donc le nombre de lecteur soit assez restreint pour me satisfaire et pourtant j'écris ces lignes en blanc. Je les camoufle pour ne pas qu'elles soient visibles. C'est plus fort que moi: il faut toujours que je me cache, ça relève du refoulement. Adam Cohen donc. Confettis dans les cheveux, soyons malheureux comme des stars. Ce refrain me trottent dans la tête, un désir peut être, de ceux qui sont cachés mais pour l'instant je me contente du Musique à fond la caisse et c'est le bonheur (cf. Hey Jane) Malgré les apparences, Jacqueline n'a pas besoin de plus. Oui Jacqueline se contente toujours de ce qu'elle a car elle a déjà beaucoup même s'il y a de quoi estimer que ce n'est pas assez -|TOUJOURS SE CONTENTER DE PEU; L'ASSEZ, LE BEAUCOUP, LE TROP SONT ILLUSOIRES|- Mais ou fond qu'est que j'ai? Je me suis toujours dit une famille. Ouai c'est bien jolie mais je la préférerais l'avoir de loin. Des amis? Parlons en... Non, ils sont comme ils sont c'est tout ce qu'il y a à dire. Je les aime ainsi, je ne ferais pas la même erreur qu'avec les autres (de chez autre) -|NE JAMAIS ATTENDRE QUOI QUE CE SOIT DES AUTRES|- Je dérive là, revenons à l'essentiel: moi. Moi, Moi, Moi... je le dis jamais assez avec sincérité. Qu'est ce qui peut m'amener à écouter le fils Cohen? En manque de quelque chose? J'ai bien peur que oui. Tout à l'heure je me suis surprise à me dire: "Il me faut trouver un sens à ma vie" Horrible n'est pas? Se dire ça c'est se dire: je n'ai rien, je ne suis rien, je ne vaux rien,... Sauf que je ne suis pas d'accord avec ça. Notons aussi que chercher, pire encore, trouver un sens à sa vie c'est très, voire trop, proche de ce verbe immonde qu'est grandir. Je ne veux pas. Je ne peux pas. Et je reste plantée là. Oui je ne bouge pas. C'est terrible cette sensation de léthargie. Je vis dans une constante confusion qui me tient comme inerte. Ma sensation de vivre laisse alors place à celle de survie et j'y prend plaisir. Incapable de bouger, je laisse le mouvement aux autres. C'est comme si le monde évoluait autour de moi, comme si tout avançait et moi pas. Je regarde. J'observe bêtement mais parfois intelligemment et je ris. Oui je pouffe de rire pour rien (ça fait un bien fou, on devrait tous s'y mettre). J'aimerais dire parfois que je pleure. Mais non fait, jamais. Plus jamais. J'aimerais pleurer car parfois ça fait du bien. Mais non jamais... Je devrais être envahie par une certaine Métro Mélancolie (celle d'Adam) mais en fait non. Ce serait trop triste. C'est pourtant dingue cette foutue Mélancolie, cette putain de Nostalgie qui me colle tout de même à la peau. A croire que ce sont elles qui me scotchent au sol. Plus dingue encore ces deux copines ne laissent jamais place à leur cousine Tristesse. C'est le plus dingue, c'est le plus beau, c'est le plus fort. J'ai ces foutues sentiments qui pourraient m'amener dans les bas fond et pourtant si mon cul est à terre, ma tête et relevée et mes lèvres remontée. Parce que oui, malgré tout (malgré rien en fait), l'happinness me colle à la peau et dans ce monde ça a quelque chose d'effrayant (ou est ce le fait que ça devrait l'être qui l'est?). Soit. Je stoppe mes élucubrations ici. Je dois avouer qu'en réalité tout cela m'indiffère. Remarquez qu'au fond la seule raison pour laquelle je ne bouge pas avec vous est que je suis lâche et j'aime ça. =)
-|NE TENIR COMPTE TOUJOURS QUE DE SOI MÊME|-
Kaolin, Mélanger les couleurs